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Installer PostgreSQL 10

La version 10 de PostgreSQL a marqué une rupture dans la politique d’évolution des numéros de versions de ce serveur de bases de données. Cet article a pour objectif de présenter une démarche concrète pour installer cette version du serveur sur un système GNU/Linux Debian ou compatible et d’expliquer les nouveaux enjeux des futures mises à jour de version.

Cet article fait partie d’une série qui concerne le serveur de bases de données PostgreSQL et son utilisation dans un environnement de développement:

  1. Installation de base de PostgreSQL
  2. Utiliser Postgres pgAdmin 3 pour administrer PostgreSQL
  3. Cet article: Installer PostgreSQL 10
  4. Reconfigurer l’installation par défaut de PostgreSQL 10
  5. Utiliser PostgreSQL 10 dans un environnement de développement
  6. Administrer PostgreSQL avec psql
  7. Postgres pgAdmin 4 : installation et configuration
  8. Postgres pgAdmin 4: Utilisation courante

Spécificité de l’installation de PostgreSQL 10

La version 10 de PostgreSQL a constitué une évolution majeur de ce serveur de bases de données objets, relationnelles et noSQL. Elle a marqué également une rupture avec la politique historique de la progression des numéros de version, spécialement en relation avec la compatibilité avec les données antérieures.

Avant la version 10 (jusqu’à la version 9.6 donc), PostgreSQL n’assurait pas la compatibilité des données quand le numéro de version mineur s’incrémente. A titre d’exemple, la version 9.6 ne peut pas et ne doit pas gérer des données créées avec la version 9.5. Ceci explique l’insertion automatique du numéro de version dans sa forme majeur.mineur dans tous les chemins qui concernent l’installation du serveur. Cette insertion permettrait de minimiser le risque de confusion entre les versions binaires vs données. Cela explique également la présence de ce format de numéro de version dans les paquets d’installation des distributions Debian et Ubuntu. Pour visualiser la version disponible pour votre système, exécuter :

sudo apt-get update
apt-cache search postgresql | egrep "^postgresql-[0-9]+(.[0-9])? "

En réponse à cette commande voici le résultat obtenu pour la dernière version stable de Debian (Le 10/03/2018 – Debian 9.3, Stretch):

postgresql-9.6 - object-relational SQL database, version 9.6 server

Cette contrainte nécessitait, si on voudrait passer à une nouvelle version, de migrer les données en passant par un format texte du dump (dump sous forme d’ordres SQL). Or, cette opération est très lente et devient vite contraignante à partir de quelques dizaines de Go de données. Dans ce cas également, un arrêt du service de l’application qui utilise le serveur, et qui peut être excessivement long, doit être envisagé.

A partir de la version 10, PostgreSQL assurera la compatibilité des données entre les versions mineurs. En d’autres termes, aucune migration de données n’est nécessaire entre les versions 10.1 et 10.2 par exemple. Ceci permettra une plus grande flexibilité pour la mise à jour du serveur. Si on sait que le passage entre la première version 9.0 stable et la 10 stable s’est fait en 7 ans, contre 10 mois entre la 9.5 et la 9.6, il est évident que le gain en terme de stabilité du format des données est substantiel. Pour cette raison, le numéro de version inclut par défaut dans les chemins d’installation du serveur ne comporte plus que le premier chiffre. C’est également le cas pour le numéro qui accompagne les paquets d’installation des distributions Debian et Ubuntu.

Versions disponibles pour le système installé

Même avec la dernière version stable du système (Debian 9.3, Stretch ou Ubuntu 16.04 LTS, Xenial au 10/03/2018), on ne dispose pas encore de la version 10 de PostgreSQL. Ceci a été vérifié avec la commande de visualisation des version disponibles exécutée précédemment. En tout cas vous n’aurez toujours pas la totalité des versions stables publiées de ce serveur.

En réalité ceci est vrai quand on ne référence que le dépôt officiel du système. Pour pouvoir accéder à l’ensemble des versions stables publiées, il faut ajouter le dépôt PostgreSQL à la liste des sources de paquets de la machine. Pour cela il faut créer un fichier de configuration de ce dépôt suivant la version installée de l’OS:

sudo vi /etc/apt/sources.list.d/postgresql-sources.list

Le contenu de ce fichier doit être pour un système Debian 9 – Stretch:

deb http://apt.postgresql.org/pub/repos/apt/ stretch-pgdg main

Et pour un système Ubuntu 18.04 LTS – Bionic:

deb http://apt.postgresql.org/pub/repos/apt/ bionic-pgdg main

Bien entendu il faudra adapter le nom de code de la version du système selon le cas dans ce fichier de configuration.

Après avoir enregistré, exécuter dans l’ordre:

wget --quiet -O - https://www.postgresql.org/media/keys/ACCC4CF8.asc | sudo apt-key add -
sudo apt-get update
apt-cache search postgresql | egrep "^postgresql-[0-9]+(.[0-9])? "

La première commande configure la clé de vérification de l’authenticité des paquets. La troisième liste les versions disponibles. En réponse à cette dernière commande, voici le résultat obtenu toujours pour la dernière version stable de Debian:

postgresql-9.6 - object-relational SQL database, version 9.6 server
postgresql-10 - object-relational SQL database, version 10 server
postgresql-9.2 - object-relational SQL database, version 9.2 server
postgresql-9.3 - object-relational SQL database, version 9.3 server
postgresql-9.4 - object-relational SQL database, version 9.4 server
postgresql-9.5 - object-relational SQL database, version 9.5 server

6 versions stables sont disponibles dont la dernière version 10. Remarquer le nouveau format du nom de paquet de la version 10.

Installation

Pour installer la dernière version stable 10, exécuter:

sudo apt-get install postgresql-10

Cette commande installe le serveur PostgreSQL ainsi que les utilitaires d’administration. La commande crée également un cluster de bases de données par défaut (ou instance de serveur) qui s’appelle ‘main’. Les principaux chemins relatifs à cette installation sont:

  • /var/lib/postgresql/10/main/: les fichiers des données.
  • /var/log/postgresql/postgresql-10-main.log: le fichier de log du cluster.
  • /etc/postgresql/10/main/: les fichiers de configuration.
  • /usr/lib/postgresql/10/: fichiers binaires du serveur, exécutables et librairies.

La locale qui est un paramètre important du cluster est positionnée selon la configuration système de la machine. Pour une machine configurée avec la locale français de France sa valeur doit être fr_FR.UTF-8. Ce paramètre conditionne principalement le format de la date, de l’heure et de la recherche textuelle. Pour vérifier cette configuration du système, exécuter:

locale

C’est la variable LANG qui est la plus importante.

Désinstallation

Pour désinstaller la version 10 du serveur PostgreSQL de votre machine, exécuter:

sudo pg_ctlcluster 10 main stop
sudo apt-get remove postgresql-10 postgresql-client-10 postgresql-client-common postgresql-common
sudo apt-get purge postgresql-10 postgresql-client-10 postgresql-client-common postgresql-common

La troisième commande nettoie les données créées par l’installation.

Postgres pgAdmin 3 pour administrer PostgreSQL

 Objectif: Postgres pgAdmin est un outils d’administration du serveur de base de données PostgreSQL. L’objectif est donc de pouvoir administrer / utiliser PostgreSQL de manière simple (dans le sens création, modification et suppression d’objets du serveur: utilisateurs, bases de données, tables…) avec cet utilitaire à interface graphique.

Cible: GNU Linux Ubuntu ou compatible, équipé d’un gestionnaire de bureau (KDE, GNOME ..)

Cet article fait partie d’une série qui concerne le serveur de bases de données PostgreSQL et son utilisation dans un environnement de développement:

  1. Installation de base de PostgreSQL
  2. Cet article: Utiliser Postgres pgAdmin 3 pour administrer PostgreSQL
  3. Installer PostgreSQL 10
  4. Reconfigurer l’installation par défaut de PostgreSQL 10
  5. Utiliser PostgreSQL 10 dans un environnement de développement
  6. Administrer PostgreSQL avec psql
  7. Postgres pgAdmin 4 : installation et configuration
  8. Postgres pgAdmin 4: Utilisation courante

1. Installer Postgres pgAdmin 3

sudo apt-get install pgadmin3

S’agissant d’une interface graphique, son icône de lancement devrait alors apparaître dans les menus du bureau.
Sous KDE par exemple : Menu K / Applications / Développement, pgAdmin III (avec une tête d’éléphant comme icône).

2. Paramétrage de base de Postgres pgAdmin

Le premier lancement de pgAdmin donne l’écran:

Postgres pgAdmin écran initial

Utiliser le menu: Fichier / Ajouter un serveur…
Postgres pgAdmin ajouter serveur

Nom: Serveur local, ne sert que pour l’affichage, choix libre.

Hôte: localhost si le serveur est installé sur la même machine que pgAdmin. Sinon adresse (IP ou DNS) de la machine distante.

Port: 5432 par défaut

Base de maintenance: postgres créée et existe par défaut

Nom utilisateuradmin Celui qui a été créée à l’installation du serveur (cf. l’article à ce sujet).

 

 

 

A la validation l’accès au serveur est disponible

Postgres pgAdmin accés serveur

On remarquera la présence de l’unique base de donnée postgres et de l’utilisateur (rôle de connexion) postgres.

Ce sont les deux objets créées par défaut lors de l’installation du serveur.

On remarquera aussi la présence de l’utilisateur admin qui a été créée après l’installation du serveur (cf. l’article à ce sujet).

 

 

 

 

 

3. Création d’une base de données

  • Se positionner sur le nœud « Base de données (1)« 
  • Clic k droit et utiliser le menu contextuel « Ajouter une base de données…« 

pgAdmin création BD
Nom: Nom significatif, unique sur le même serveur.

Propriétaire: Choisir l’utilisateur dans la liste.

Commentaire: Facultatif mais très utile pour la documentation.

 

 

 

 

 

 

 

A la validation, la base de données est créée.

Postgres pgAdmin BD créée

4. Création de tout autre objet avec Postgres pgAdmin

Le même mode de fonctionnement est, généralement,  valable pour la création de tout autre objet:

  • Se positionner sur le nœud correspondant au type de l’objet cible: schéma, table..
  • Clic k droit et utiliser le menu contextuel

Installer PostgreSQL

Objectif :  Installer le serveur de base de données relationnelles PostgreSQL afin de l’utiliser dans un environnement de développement.

Cible: Système GNU Linux Debian ou compatible, notamment Ubuntu/KUbuntu pour les machines de bureau.

Cet article fait partie d’une série qui concerne le serveur de bases de données PostgreSQL et son utilisation dans un environnement de développement:

  1. Cet article: Installation de base de PostgreSQL
  2. Utiliser Postgres pgAdmin 3 pour administrer PostgreSQL
  3. Installer PostgreSQL 10
  4. Reconfigurer l’installation par défaut de PostgreSQL 10
  5. Utiliser PostgreSQL 10 dans un environnement de développement
  6. Administrer PostgreSQL avec psql
  7. Postgres pgAdmin 4 : installation et configuration
  8. Postgres pgAdmin 4: Utilisation courante

1. Lister les versions de PostgreSQL disponibles pour votre système

apt-cache search postgresql | grep "^postgresql-[0-9].[0-9] "

2. Installer une des versions listées (par exemple postgresql-9.3)

sudo apt-get install postgresql-9.3

3. Vérifier l’installation

sudo service postgresql

On obtient un retour:

Usage: /etc/init.d/postgresql {start|stop|restart|reload|force-reload|status}

Ce retour nous renseigne sur les commandes utilisables pour contrôler le fonctionnement du serveur, notamment la commande « status » qui permet de se renseigner sur l’état de fonctionnement: online (fonctionnement) ou down (arrêt).

4. Configurer l’accès  au serveur

sudo -u postgres psql

Permet de se connecter en tant que « postgres » qui est le super administrateur du serveur par défaut. Une fois connecté créer un utilisateur avec des droits suffisants:

CREATE USER admin WITH PASSWORD 'admin' CREATEDB CREATEUSER;

Crée l’utilisateur « admin » avec le mot de passe « admin » et qui a les droits de création de bases de données et de création d’autres utilisateurs.

SELECT * FROM pg_catalog.pg_user;

Vérifie la réussite de la commande précédente, l’utilisateur « admin » doit apparaître dans la liste. Désormais, vous pouvez utiliser ce login et mot de passe pour vous connecter au serveur.

\q

Se déconnecter du serveur.